“Congrès de clarification” du RHM : le RPM clarifie à son tour

Après le congrès dit de clarification organisé par Michel Menga M’Essone qui se réclame désormais de la présidence du Rassemblement héritage et modernité (RHM) parti ayant connu une scission après son entrée au gouvernement, l’aile Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM) a livré sa part de vérité.

Doud De Mouss

A travers une déclaration lue par le 3e vice-président Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM), l’aile conduite par Hugues Alexandre Barro Chambrier a voulu à son tour, clarifier les choses après le congrès dit de clarification organisé par Michel Menga M’Essone qui se réclame désormais de la présidence du Rassemblement héritage et modernité (RHM), parti de l’opposition “mort” depuis son entrée au gouvernement. Par la voix d’Edgard Owono Ndong, le RPM a rappelé qu’à la suite de cette entrée au gouvernement le 4 mai 2018, Michel Menga M’Essone a été suspendu de ses fonctions de secrétaire général du RHM, conformément à l’article 132 des statuts de l’époque. A en croire son propos, il «n’avait donc plus aucune qualité pour agir en son nom».

Conformément auxdits statuts, a-t-il expliqué, le RHM a tenu à Libreville, son 1er Congrès extraordinaire les 5, 6 et 7 avril 2019. Son logo, sa devise, ses statuts et règlement intérieur, ses organes dirigeants et son nom avaient été modifiés. L’appellation RHM a depuis lors, été abandonnée au profit de celle de RPM «plus en phase avec les orientations stratégiques» de ce parti de l’opposition. «Les actes de ce Congrès extraordinaire ont été notifiés, pour information, au ministère de l’Intérieur, qui par récépissé N° 0006/MI/SG/CJ du 23 décembre 2020, en a pris note. En conséquence, le RHM n’a plus aucune existence juridique. Il s’est mué en RPM avec ses structures et son patrimoine. De plus, le logo du RHM a été, en son temps, déposé auprès de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle, chargée d’assurer sa protection contre toute utilisation frauduleuse», a déclaré Edgard Owono Ndong.

«En réalité, Michel Menga M’Essone et son acolyte Serge Maurice Mabiala qui vient officiellement de le rejoindre, sont des éléments en service commandé, qui ont platement capitulé devant le régime d’Ali Bongo et se sont compromis avec lui. Serge Maurice Mabiala avait, du reste, été déjà identifié, depuis son élection, comme un élément fragile aux ambitions démesurées et égoïstes ayant perdu toute humilité et sagesse», a-t-il commenté estimant que ces transfuges du «cherchent à faire croire au pouvoir en place, qu’en contrepartie d’avantages matériels ou de postes politiques, ils sont capables d’affaiblir le camp de l’opposition patriotique en le divisant, et d’apporter dans leur forfaiture une force politique résolument engagée dans la lutte pour l’alternance et le changement». «En cela ils se trompent lourdement et ce n’est pas leur théorie fumeuse de positionnement au centre qui masquera leur échec», a-t-il martelé.