CONFERENCE DE PRESSE DU PORTE-PAROLE DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE

Bonjour à toutes et à tous….

Je vous remercie d’être venus nombreux pour cette conférence de presse qui va nous permettre de mettre en lumière quelques points majeurs de l’action du Président de la République.

Certains de vos confrères se sont interrogés sur mon – relatif – silence ces dernières semaines. Je tiens à les rassurer. Je suis fidèle au poste. Le Porte-parole de la présidence de République s’exprime quand l’actualité du chef de l’Etat le commande.

La parole du Président de la République doit être portée aux moments opportuns. En ce sens, elle doit être utile.

Les obligations du chef de l’Etat, justement, il va en être tout de suite question. Et tout d’abord, permettez-moi de revenir sur le déplacement que le chef de l’Etat vient d’effectuer en Egypte. 

Sur invitation de son homologue, le président Abdel Fattah al-Sissi, Ali Bongo Ondimba s’est donc rendu à Charm el-Cheikh pour participer au Forum mondial de la jeunesse les 5 et 6 novembre derniers.

L’occasion pour le Président de la République d’échanger avec le numéro 1 égyptien et de réaffirmer la convergence de vues qui existent entre les deux pays sur les grands thèmes de l’agenda continental :

  • L’intégration économique par la création de grands ensembles sous-régionaux
  • La coopération sécuritaire pour lutter contre l’hydre terroriste
  • La mise en valeur de la jeunesse, sur un continent jeune, pour la transformation de nos économies qui passe, forcément, par une meilleure adéquation entre l’offre de formation et les attentes des acteurs du monde des affaires.

A ce propos, Et vous avez pu suivre cela au fil des dernières heures

à la télévision et dans de nombreux médias, le président est intervenu lors d’un panel de haut niveau consacré au « dividende démographique ». 

Un chiffre doit être toujours gardé à l’esprit : 

L’Afrique est le continent le plus jeune de la planète. 60 % de ses habitants y ont moins de 25 ans.  

Selon la BAD, d’ici 2030, près de 30 millions de jeunes africains rentreront chaque année sur le marché du travail. 

Pour le chef de l’Etat, il y a urgence. Urgence à agir. C’est sa volonté pour le Gabon. Le coeur de son action publique.

Rappelons en les vecteurs stratégiques :

La formation dans les secteurs à forte valeur ajoutée ; Le renforcement les systèmes de santé ; La diversification de nos économies en misant sur des

Secteurs porteurs de croissance, donc créateurs d’emplois.

De la parole aux actes :

Le chef de l’Etat avait personnellement exprimé le vœu d’aller au Forum en compagnie de jeunes entrepreneurs gabonais.

Ils étaient donc 4, accompagnés par le président du Conseil national de la jeunesse. Ils ont profité de cette opportunité pour présenter leurs produits et services au chef de l’Etat et bien-sûr pour confronter leurs expériences à celles des milliers de jeunes présents au Forum.

Et nul besoin, pour conclure ce chapitre, de vous rappeler que le chef de l’Etat a placé son mandat actuel sous le sceau de la jeunesse… C’est maintenant l’occasion de vous présenter chacun des jeunes entrepreneurs.

Il s’agit de :

  1. Jessica MEDZA ALLOGO, fondatrice des Petits pots de l’Ogooué
  2. Sandra MAWORA MAGARI, fondatrice de “Jeunesse Exprime toi”
  3. Christelle Rana MAKAYA, fondatrice d’Aperi’chic
  4. Laurain ESSONO NGOUA, fondateur de la société mère SlenhTech Corp.

Stephen Ondias, président du Conseil national de la jeunesse du Gabon (CNJG), était également du déplacement. Il a notamment appuyé nos jeunes dans leurs prises de contact.

A l’international, le Gabon réaffirme avec vigueur et fierté son ambition de sursaut économique, de modernité, de prise en compte des attentes prioritaires de ses citoyens.

Et cela passe également par des actions énergiques pour consolider les ressources de l’Etat.

Je fais naturellement allusion à l’opération Aigle Douanes. Une opération qui a frappé hier les esprits… Avec des constats tout d’abord :

* la baisse des recettes douanières ;

* la prolifération de marchandises prohibées sur le marché intérieur.

Et des objectifs ensuite :

* optimiser les recettes douanières ;

* protéger les consommateurs des produits et trafics illicites ;

* lutter contre la vie chère.

Il convient ainsi de renforcer les contrôles des biens et des personnes aux frontières et à l’intérieur du territoire douanier afin d’améliorer les recettes

douanières, favoriser un comportement civique des usagers, réduire la fraude transfrontalière et sécuriser le cadre des consommateurs.

Pour le Président de la République, les consommateurs gabonais, les ménages, quel que soit leurs moyens, ont un droit d’exigence. L’exigence du meilleur produit au meilleur prix.

Il y a quelques jours, nous étions à Owendo pour l’inauguration d’un nouveau port, qui accélèrera les flux import-export et, mécaniquement, réduira les coûts. Et voici donc Aigle Douanes… car la confiance n’exclut pas le contrôle.

J’insiste : comme les précédentes opérations du même type, il s’agit d’un mouvement de fond, qui sera poursuivi et approfondi. Compte tenu du contexte économique, le devoir d’exemplarité s’impose encore plus. Nous aurons sans doute l’occasion d’en reparler prochainement… 

La révision constitutionnelle…  

Beaucoup de choses ont été dites et écrites… Ainsi voudrais-je inviter les analystes et les observateurs que vous êtes à revenir aux fondamentaux.

En la matière, les fondamentaux sont contenus dans le rapport final du Dialogue politique. La perspective d’une révision constitutionnelle ne peut être envisagée – comprise – hors de ce cadre-là. Elle n’est que la traduction dans les faits de la volonté exprimée lors des assises d’Angondjé, rien de plus, rien de moins.

La commission 1, celle qui a travaillé sur « la réforme des institutions et la consolidation de l’Etat de droit démocratique », avait émis des recommandations Et le projet de réforme constitutionnelle n’est rien

d’autre que la traduction de ces recommandations faites par les représentants de l’opposition et de la majorité Il est dans l’intérêt de notre démocratie de dépassionner le débat A titre de rappel, il s’agit d’un « projet de loi » qui, dans son examen, suivra le circuit d’adoption prévu par la constitution Avec un passage à l’Assemblée nationale et au Sénat où les représentants du peuple trancheront.

S’il était adopté, le texte ferait ensuite l’objet d’un contrôle de légalité par la Cour constitutionnelle. Voilà, j’espère ne pas avoir été trop long. A en juger par vos mines pas encore tout à fait fatiguées, je constate que ça n’est fort heureusement pas le cas.

Comme il est de coutume désormais, nous pouvons donc passer à la séquence des questions-réponses.

Jeudi, 9 novembre 2017

GI/17