Chronique du jour : Le vendredi noir de Jean Ping

Samedi,15 décembre 2018 (GabonInitiatives) – Annoncé de longue date au sein du complexe scolaire Saint Pierre et Paul de Zeng -Ayong, un meeting de la Coalition pour la nouvelle République (CNR) prévu le samedi 15 du mois en cours a été annulé à cet endroit hier vendredi 14 décembre 2018, un jour qualifié de ” vendredi pour Jean Ping”.

Cette annulation qui a pris de vitesse les organisateurs de ce rassemblement, n’est-il pas un signe qui annonce l’échec de cette coalition, et avec elle, celui de la sortie de Jean Ping?
En effet, il y a des signes qui ne trompent pas. La CNR était si sûre de tenir meeting à Zeng Ayong qu’elle avait oublié un plan B.
Voulant dresser le maximum de soutien, elle va aujourd’hui se contenter du minimum autour de la piscine des Charbonnages.
Mais ce n’est pas tout.

Un malheureux entrainant un autre, ce même vendredi est le jour de mise en liberté provisoire de Laurent Gbagbo par la CPI.
Ancien chef d’État de la Côte d’Ivoire, ce dernier ne porte certainement pas Jean Ping, ancien président de la commission de l’Union Africaine dans son coeur.

Nouvelle inattendue, elle arrive au plus mauvais moment pour le Gabonais qui va sans doute retoucher son message à l’endroit de la communauté internationale.

Ce timing imprévu qui vient bouleverser l’agenda de la CNR, douche terriblement les espoirs de Jean Ping, et l’oblige à réviser sa stratégie.

Aussi, quelque soit par ailleurs la conjoncture politique du pays, reconnaissons que si Jean Ping a fait des prouesses pour rassembler sous son nom des centaines de milliers de gabonais en 2016, toutes ses tentatives pour accéder au pouvoir ont échoué jusqu’à ce jour.

La sagesse ne voudrait-elle pas qu’il opère un retournement en mettant un terme au contentieux de l’élection présidentielle d’août 2016, ou en déclarant son retrait définitif de la scène politique?
Dans tous les cas, le ressenti du peuple gabonais c’est qu’il n’y a plus espoir pour que Mr Ping accède au pouvoir, et plus grand chose à attendre de ce côté là; à moins d’un miracle.

Mais tant qu’il y a la vie, il y a l’espoir, répondront certains.
Qui vivra, verra.
Bon week-end.

PETIT-LAMBERT OVONO
Évaluateur Certifié des Politiques Publiques.
Diplômé 3ème cycle interuniversitaire des Universités de Liège, Louvain et Bruxelles (Belgique).
Président de SOGEVAL

GI/PLO/FM/18