Chronique du jour : Et si les résistants gabonais gagnaient leur combat ?

Dimanche, 3 février 2019 ( GabonInitiatives) – L’histoire est un éternel recommencement, dit une citation. Il suffit de questionner nos grands historiens, il vous diront que ce qui se passe en ce moment pour le Gabon, s’est passé entre l’an 65 et 70 de notre ère en Judée, qui était une province de l’empire Romain.

En effet, sous Gessius Florus, Gouverneur de Judée, l’anarchie s’était établie. Des bandes de siclaires s’étaient déchaînés, le pays souffrait, les zélotes (résistants fanatiques) au pouvoir central, s’attaquaient aux étrangers.

Au lieu de trouver une solution pour la paix, le gouverneur va commettre un sacrilège en augmentant les impôts, en exigeant qu’on lui paye une somme d’argent sur les trésors sacrés et chrétiens. Ce qui fut considéré comme une déclaration de guerre pour les zélotes. Celà a donc mis le feu au poudre, et déclenché la guerre sainte.
Les insurgés se sont déchaînés de plus belle, ont gagné, et se sont proclamés indépendants.

Malgré la répression des insurgés qui surviendra par la suite, le cycle recommencera. Cette histoire va marquer à jamais l’histoire politico-réligieuse de l’Empire.

Même si comparaison n’est pas raison, en évaluant l’évolution du processus politique gabonais, on peut, après une analyse lucide, le rapprocher à cette histoire judéenne, plusieurs similitudes le prouvant .
Le cycle résistance-répression-résistance-répression à n’en point finir est-il la voie de sortie?

Si nous pensons que ce n’est pas la voie du Gabon, le dire et l’écrire est déjà un devoir citoyen.
Vous y êtes conviés.

Bon dimanche.

PETIT-LAMBERT OVONO
Évaluateur certifié des politiques publiques.

Crédit photos : DR

GI/PLO/FM/19