Chronique du jour : le Président doit-il parler tout le temps ?

Lundi, 15 avril 2019 (GabonInitiatives) – Certains compatriotes étaient habitués, sous le magistère du Président Omar Bongo Ondimba, à provoquer des grèves et des revendications de toutes sortes, et ne voulaient les régler que devant le seul Chef de l’État, qui, connu pour sa grande générosité, ne les laissait jamais partir les mains vides.

La combine était si connue de son successeur que ce dernier n’a pas adopté et continuité cette pratique. Avec Ali Bongo Ondimba, le débat tourne désormais autour de la vacance du pouvoir.

À la moindre contestation, décision, incompréhension d’une action de l’État, certains compatriotes invitent chaque fois Ali Bongo à intervenir, à parler, à agir, comme si les responsabilités de l’état n’étaient pas clairement partagées entre les différentes institutions.
En réalité, ce n’est point la cause des enfants qu’ils défendent, mais la leur.

Quand bien même la revendication des élèves et étudiants serait légitime, il existe tout de même des étapes à franchir pour bien étudier et ficeler le dossier de façon participative avant l’arbitrage-décision du chef de l’État.

Mais habilement, ces compatriotes veulent récupérer et noyer ce sujet sensible de l’avenir de nos enfants et de notre jeunesse, dans celui politique de la vacance du pouvoir. Une façon de tuer dans l’œuf la question soulevée de la bourse à 19 ans avec 12/20 de moyenne au BAC en débat. Pour cela seulement, rien n’oblige le Président de la République à parler.

Reste à la jeunesse gabonaise et à leurs parents d’apprécier comment ces compatriotes veulent tuer les revendications de leurs enfants, les gabonais de demain, dans l’œuf. Tout de même bizarre.

Bonne journée.

PETIT-LAMBERT OVONO
ÉVALUATEUR CERTIFIÉ DES POLITIQUES PUBLIQUES, PRÉSIDENT DE SOGEVAL

Crédit photos: DR

GI/PLO/FM/19