Chronique du jour : On peut s’opposer à un système sans tronquer la vérité

Vendredi, 30 août 2019 (GabonInitiatives) – La plupart des juristes gabonais, et notamment ceux du Conseil d’état, qui ont la lourde charge d’évaluer les lois et les décrets avant leur présentation en conseil des ministres et au parlement, s’assurent toujours que ces textes sont bien écrits, ne sont pas en opposition à d’autres textes, et ne violent pas la constitution.

Ils, les juristes gabonais, font un travail technique, même si l’inspiration de ces textes est politique et souvent en faveur des hommes politiques.

Ainsi des decrets n°494/PR de 1992 portant réorganisation de la présidence de la République et du décret n°211/PR de février 1994 portant organisation du cabinet du Président de la République, dans lequel on note que le cabinet du Président de la République assiste ce dernier dans l’exercice des missions qui lui sont reconnues par la constitution.

Le directeur de cabinet, outre l’animation du cabinet du PR, peut être chargé ou mandaté par le Président de la République pour le suivi de certaines questions très particulières relevant de son autorité directe.

Ainsi compris, en tant que collaborateur direct du Président, Brice Laccruche Alihanga peut être mandaté par le chef de l’État pour vérifier les réalisations du gouvernement, car le gouvernement est, selon l’article 28 de la constitution “responsable devant le Président de la République”. Le Président a cette mission de vérifier que le gouvernement matérialise correctement sa politique.

Il peut toutefois descendre sur le terrain pour constater par lui-même le niveau d’avancement des projets ou en cas de contre temps, mandaté un de ses collaborateurs comme c’est le cas de BLA, pour aller sur le terrain et ensuite venir lui faire le compte-rendu. La province de la Nyanga, où toute autre province, doit en finir avec le phénomène des éléphants blancs qui est le résultat du non suivi des projets.

Le fait que BLA descende sur le terrain pour aller dans telle ou telle province, à la demande du Chef de l’État, est donc salutaire. Confondre cela avec les missions du Gouvernement qui sont celles de mettre en œuvre les politiques publiques à travers ses interventions, c’est faire preuve de tromperie envers le peuple gabonais. À bon entendeur, salut.

À demain.

PETIT-LAMBERT OVONO
ÉVALUATEUR CERTIFIÉ DES POLITIQUES PUBLIQUES ,PRÉSIDENT DE SOGEVAL

Crèdit photo : DR

GI/PLO/FM/19