Chronique du jour – Une grande première au Gabon : La loi de finances examinée par une seule Chambre

Mercredi, 26 décembre 2018 (GabonInitiatives) – À J-5, la loi de règlement de l’année 2017 n’est toujours pas votée, le projet de loi des finances 2019 toujours en examen bien que dans la phase parlementaire. Mais le vrai sujet est celui de l’examen du projet de loi de finances par une seule chambre, et de surcroît, celle des sénateurs, une première dans notre pays sachant bien que le Conseil Economique Social et Environnemental (CESE), peut très bien combler le vide de l’Assemblée Nationale afin de rassurer les institutions financières mondiales inquiètes.

Que dit le Premier Ministre Emmanuel Issozé Ngondet ?

Ces informations qui émanent de quelques indiscrétions, nous apprennent d’autre part que les Vénérables ont souhaité auditionné le Premier Ministre himself à propos de certaines taxes et certains sujets, mais que celui-ci aurait envoyé ses ministres le représenter.

Qu’à cela ne tienne, on sait que les deux lois seront votées avant le 31 décembre, y compris l’autorisation donnée au Gouvernement de procéder aux emprunts pour alourdir la dette du Gabon; mais le vrai sujet est celui de l’examen du projet de loi de finances par une seule chambre, et de surcroît, celle des sénateurs. Une grande première, ou comme dirait mon voisin, une exception.

Même si les exceptions sont devenues légion au Gabon, l’examen de ce projet de loi des finances 2019, qui déterminera la vie des gabonais et du Gabon l’année prochaine, par le seul sénat pose un vrai problème d’autant que, sans contester la légitimité et l’expérience des sénateurs, nul n’est sans ignorer que ceux-ci sont élus au suffrage universel indirect et qu’à cet égard, malgré qu’ils assument les missions de l’Assemblée Nationale, il eût été mieux qu’une institution comme le Conseil Économique, Social et Environnemental soit exceptionnellement plus impliqué, ainsi que la société civile à l’examen de ce projet durant la phase d’examen pré parlementaire pour un contrôle citoyen plus valable.

Bien qu’une loi des finances rectificative viendra corriger la loi initiale (LFI), il faut avouer que le fonctionnement des institutions fait l’objet de trop d’exceptions depuis 2016.

Malgré tout, gageons qu’avec le rétablissement annoncé du Président de la République, et l’entrée en fonction des députés de la 13ème législature de l’Assemblée Nationale, les institutions retrouveront leur fonctionnement régulier et le peuple mieux représenté.

Bonne journée.

PETIT-LAMBERT OVONO
Évaluateur certifié des politiques publiques

GI/PLO/FM/18

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