Chronique du jour : La haine contre autrui peut-elle être un projet d’avenir ou pourquoi l’Afrique ne décolle pas ?

Vendredi 14 décembre 2018 (GabonInitiatives) – Que la haine contre la France vienne d’un historien nommé Gbagbo, on peut le comprendre, mais que la haine contre la France sorte de la bouche d’un ancien chef d’État ne pourrait apporter à l’Afrique que misère et désolation d’où l’interrogation de notre évaluateur maison : La haine contre autrui peut-elle être un projet d’avenir ou pourquoi l’Afrique ne décolle pas ?

Car, comment comprendre qu’au 21ème siècle, l’Afrique, au lieu de travailler à son projet de développement, bien entendu en tirant les leçons du passé, reste scotchée sur la haine, et la rancoeur contre la France?

Quel projet d’avenir peut-on bâtir on se fondant sur la haine.
La vengeance contre La France peut-elle être un objectif de développement pour l’Afrique ?

Tous les malheurs des Africains seraient-ils causés pour la France?
Quelle est la part des africains eux-mêmes? Autrement, si un africain ne sait pas éduquer son propre enfant, c’est la France qui en est responsable.

Si un jeune échoue à ses examens, c’est de la faute de la France.
Si un Directeur général d’une entreprise, d’une agence publique, ou d’une administration centrale africaine brille par une mauvaise gestion et une mauvaise gouvernance, ne cherchons pas le responsable ailleurs, c’est la France.

S’il y a des classes pléthoriques, le manque d’enseignants dans nos écoles, l’échec scolaire…, s’il manque de médecins, des infirmiers, des aide-soignantes, s’il n’y a pas de routes, de ponts, d’aéroports…, c’est bien entendu la France le responsable.

Même quand l’Africain mange du foie gras, du saumon, du caviar, se gave des fruits de mer, de confiture d’oignons, des petits toasts et petits fours, s’enivre de champagne et du vin Bordeaux et de Provence…, c’est encore la France qui l’y oblige.

S’il détourne les derniers publics de son État, égorge son propre frère africain à la machette, choisit le terrorisme, la clandestinité, c’est toujours sur ordre de la France. Et la liste serait trop longue.

En réalité, tant que l’Africain pensera son développement en réaction à son passé colonial, et non en se projetant dans une visions de bonheur, il n’avancera pas.

Même si la France avait une part de responsabilité dans le retard de développement de ses anciennes colonies, il n’en demeure pas moins que le retard de l’Afrique incombe d’abord aux africains eux-mêmes, à commencer par ses élites, qui fanfaronnent sur les diplômes au lieu de concevoir des plans stratégiques avec des objectifs SMART et de les mettre en oeuvre selon les règles de l’art.

Bientôt, quand quelqu’un ne saura pas faire l’amour à sa petite amie ou à sa femme, se sera aussi la faute de La France.

Il est temps que cette schizophrénie prenne fin.
Bon début de week-end.

PETIT-LAMBERT OVONO
Évaluateur certifié des politiques publiques.

GI/PLO/FM/18