Chronique du jour : le gouvernement doit faire de la pédagogie pour la promotion de la gouvernance

Mardi, 18 juin 2019 (GabonInitiatives) – Au Gabon comme partout ailleurs, chaque État agit à travers des interventions parce que c’est lui qui dispose des budgets et du pouvoir pour apporter du changement à travers ses politiques, auprès des populations. Ces politiques publiques sont ensuite opérationnalisées en programmes, et les programmes opérationnalisés en actions.

Il existe deux types d’actions: les projets et les activités. Ce rappel est important, car il met tout le monde au même niveau d’information.
Comme c’est le pouvoir en place qui est chargé de ces interventions, il lui revient donc, de façon participative, de concevoir les programmes et de les mettre en oeuvre à travers des actions (projets et activités).

Le Gabon, notre pays, dispose déjà de tous les outils pour réussir la transformation de son environnement pour le bénéfice de ses populations.
À quel niveau cela bloque t-il alors pour atteindre le changement tant souhaité ?

La réponse facile et politicienne, est qu’il suffirait qu’Ali Bongo Ondimba et le système Bongo tombent et quittent le pouvoir. Les tenants de cette thèse disent par ailleurs qu’il faut les remplacer par les personnes ayant appartenu à ce moment système, à ce même pouvoir.

Autrement dit, il ne s’agirait finalement que d’un problème d’hommes et non d’un débat sur la transformation et le changement du Gabon qui lui, (la théorie du changement oblige), s’appuie sur la mesure de l’impact direct et indirect des projets sur les populations.

Pour dire vrai, une des pistes pour débloquer la machine Gabon consiste en la pratique de la pédagogique de la promotion de la nouvelle gouvernance recommandée par le chef de l’État, Ali Bongo Ondimba par le nouveau gouvernement Julien Nkoghe Bekale II.

Le vrai débat est là.

À demain.

PETIT-LAMBERT OVONO
ÉVALUATEUR CERTIFIÉ DES POLITIQUES PUBLIQUES, PRÉSIDENT DE SOGEVAL

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GI/PLO/FM/19