Chronique du jour : corrigeons notre ignorance

Mercredi, 21 août 2019 ( GabonInitiatives) -Plusieurs Internautes, parmi lesquels des compatriotes gabonais, ne cessent de nous proposer des sujets d’évaluation quand ils ne critiquent pas tout simplement nos textos.
Ils s’expriment par des insultes, des insinuations, des invectives, des calomnies, nous traitant de tous les noms d’oiseaux. Ils souhaitent par-dessus tout, les évaluations qui s’accordent à leurs critiques envers le régime en place.

Si les insultes,  les calomnies, les invectives, les insinuations n’ont aucun effet sur nous, d’ailleurs nous ne repondrons jamais à ces individus qui seraient bien heureux de nous entraîner dans leurs kongossa. Ils garderont longtemps leur mal en patience, car nous ne parlons pas le même langage que ceux qui nous critiquent. Aussi, on ne leur fera pas cet honneur qu’ils ne méritent pas.
Cependant, nous ne pouvons rester sourd envers ceux qui veulent réellement savojr de quoi s’occupe l’évaluation.

C’est à eux que s’adresse prioritairement ce TEXTO. BON À SAVOIR

Le but de l’évaluation n’est pas de critiquer ou de dénoncer le pouvoir et les autorités en place quelque soit leurs péchés. L’évaluation n’a pas non plus pour objet de régler les comptes à ceux qu’on n’aime pas, aux ennemis ou adversaires politiques. Enfin, l’évaluation ne signifie pas apporter un soutien politique à tel ou tel individu, à tel ou tel camp politique.Précisions pour commencer qu’on rencontre différents types d’évaluation classés en fonction des questions abordées.

C’est ainsi qu’on parle des évaluations de besoins; des évaluations de processus; des évaluations des résultats; des évaluations du rendement.
L’évaluation des besoins cherche à identifier et à mesurer le niveau de besoins non comblés dans une organisation ou une société par rapport à une norme.
C’est une étape habituellement associée à la planification des interventions, mais elle peut aussi être effectuée à d’autres moments.

Il y a ensuite l’évaluation de processus qui fait le bilan de la mise en œuvre, de l’implantation d’une intervention publique. Elle permet de s’assurer que le programme a été mis en place selon ce qui était planifié et qu’il a rejoint les bons groupes cibles.

On va étudier les aspects de fonctionnement, d’organisation de l’intervention, les facteurs facilitants et entravant la mise en œuvre de celle-ci. L’évaluation des résultats ou des effets, elle, a pour objet de vérifier si les interventions ont permis de corriger les situations problématiques (besoins) ou non. Elle doit se définir des critères pour qualifier le succès ou l’échec qui peuvent être de court, moyen ou de long terme.

Enfin, il y a l’évaluation du rendement qui pose des questions qui permettent de comparer les coûts des interventions et la valeur des avantages tirés de ces dernières. On cherche à s’assurer que, parmi différentes voies d’intervention sur un problème de société, l’intervention est celle qui procure le plus d’avantages, aux moindres coûts.

On se pose les questions suivantes :

– Quelle est la valeur monétaire des effets de l’intervention ?
– Est-il possible avec les mêmes ressources de produire plus de services ou des services de qualité supérieure ?
– Est-il possible de produire, avec moins de ressources, une même quantité de services de qualité identique ?
– Est-ce que le coût est raisonnable par rapport à l’ampleur des bénéfices obtenus ?

Comme on vient de le voir, les questions d’évaluation sont complexes et ne peuvent être traiter avec pour seul objectif de salir le pouvoir ou ses ennemis, ou être réduites à la seule communication d’un bilan d’une intervention du gouvernement. Gageons que cet éclairage servira à corriger notre ignorance sur l’évaluation de l’action publique.

À demain.

PETIT-LAMBERT OVONO
ÉVALUATEUR CERTIFIÉ DES POLITIQUES PUBLIQUES, PRÉSIDENT DE SOGEVAL

GI/PLO/FM/19