Chronique du jour : comment atteindre l’émergence en 2025?

Lundi, 3 juin 2019 (GabonInitiatives) – La moitié du travail étant déjà fait à travers la planification stratégique qui a permis de produire le plan stratégique Gabon émergent (PSGE), pour les planificateurs, et le Gabon en compte des vrais, élaborer un plan stratégique n’est pas une mince affaire.

Le président de la République Ali Bongo Ondimba appréciant le plan sous les explications d’un technicien lors de la visite des voiries urbainnes de Libreville

Il faut une vision, un diagnostic réel, une étude prospective, des objectifs, des stratégies. Il faut ensuite déterminer les priorités, inventorier les ressources, puis une programmation, ce qui permet déjà de prendre la décision de mettre ce plan en œuvre. Parvenir à  cette phase signifie que plusieurs acteurs sont déjà entrés en action.

Il s’agit du Président de la République qui a eu la vision, de son équipe qui a fait la conception du plan en y associant les partenaires sociaux, les populations, les bénéficiaires, les partenaires techniques et financiers, le gouvernement et le parlement.

Élaboré en 159 actions, adopté par le parlement, il ne reste plus simplement pour les membres du Gouvernement, d’élaborer une planification opérationnelle pour la mise en œuvre.

Cela implique pour chaque ministre de se saisir des actions qui lui ont été attribuées lors de la planification stratégique, de concevoir un plan d’actions en les déclinant en projets et en activités, de mobiliser les équipes en désignant les pilotes de mise en œuvre avec lesquelles il faut construire les indicateurs de suivi, de fixer les dates de début et de fin de chaque activité, et de mettre en place un système de suivi pour le relevé des données statistiques ou monitoring, données qui seront analysées et permettront d’évaluer chemin faisant l’avancement du projet, à travers un tableau de bord à reporter à la plus Haute Autorité pour décision.

La question qu’on peut se poser ici est de savoir si les Gouvernements précédents se sont appropriés le PSGE, s’ils l’ont décliné en activités et projets, et s’ils ont construit des systèmes de suivi et d’évaluation pour s’assurer de l’avancée du processus , des réalisations obtenus, et de mesurer l’effet auprès des populations.

En ce début effectif du second septennat d’Ali Bongo Ondimba, il n’y a plus de place pour les excuses, l’actualisation du PSGE est une urgente et sa mise en œuvre une exigence.

La patience des gabonais a assez duré; et 2025 est à nos portes.
Au travail pour toutes et pour tous.

À demain, et bon début de semaine.

PETIT-LAMBERT OVONO 
ÉVALUATEUR CERTIFIÉ DES POLITIQUES PUBLIQUES, PRÉSIDENT DE SOGEVAL 

Crédit photos : DR

GI/PLO/FM/19