Chronique du jour : Cinq cent (500) nominations en conseil des ministres, pourquoi faire ?

Mercredi, 27 février 2019 (GabonInitiatives) – La critique n’a pas tardé après la lecture du communiqué final par le porte-parole du gouvernement. Elle porte surtout sur deux points à savoir que tout ça va coûter cher à l’État (1); et à quoi vont servir tous ces gens qui reviennent tout le temps (2).

Sur le premier point, il y a lieu de se souvenir que le Gabon vise toujours l’émergence en 2025 à travers le PSGE, et que le plan de relance de l’économie (PRE) est toujours en chantier et arrive à échéance à la fin de l’année. Au vu des résultats obtenus à mi-parcours de la mise en oeuvre de ces deux plans, il est question de redynamiser les équipes.

Aussi, après le nomination d’un nouveau gouvernement, et un séminaire gouvernemental, où les missions de chaque ministère ont été discutées et la loi des finances rectificative évidemment esquissée, l’heure revenait hier au conseil des ministres de rendre public les premiers choix des équipes politico-administratives qui vont accompagner les ministres dans la mise en oeuvre de leur feuille de route.

Mais à l’examen de cette équipe un seul point SOGEVAL à savoir le transfert des missions et du patrimoine du Bureau de Coordination du Plan Stratégique Gabon Emergent (BCPSGE), au Secrétariat Général du Gouvernement alors qu’il existe un ministère en charge de l’évaluation des politiques publiques. Il eût été plus logique de confier les missions de ce BCPSGE à ce ministère même si l’on ne doute pas que la coordination de l’action gouvernementale sera assurée.

La nécessité de ce rattachement étant de regrouper le suivi et l’évaluation dans un même département pour s’assurer de l’atteinte des résultats de l’action publique.

Nulle doute que le discours de politique générale du Premier Ministre, chef du Gouvernement, dans lequel il va décliner sa méthode de travail et les priorités de son équipe, mettra un peu plus d’éclairage dans le système de suivi qu’il entend mettre en place, et le changement auquel il espère parvenir à la fin de l’année.

Un véritable challenge. Bonne journée.

À demain.

PETIT-LAMBERT OVONO
Évaluateur certifié des politiques publiques.

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GI/PLO/FM/19