Chronique du jour / Burundi – Gabon : Un match aux élans tactiques et offensifs ( Par Pablo Moussodji Ngoma)

Libreville, 20 mars 2019 (GabonInitiatives) – On annule tout et on reprend. C’est le moins que l’on puisse dire à ces Panthères qui doivent fouler le sol Burundais ce vendredi pour la grande finale face aux Hirondelles. Si le rapport de force, au regard des individualités, donne à Cousin sur le papier, tout le confort historique nécessaire de ramener une qualification, le contexte peut susciter la prudence voire beaucoup de réserve.

Par Pablo Moussodji Ngoma officier CAF.

Les Hirondelles ont le choix de jouer en contre ou pendre la direction des opérations avec le risque de s’exposer aux deux artificiers Aubameyang et Bouanga ce duo donne plus de profondeur et de la vitesse au jeu avec une facilité certaine de se projeter vers l’avant. Sans oublier que Pierre Emerick Aubameyang aime bien les appels en verticalité et profiter des espaces.  Une approche qui va sérieusement gêner les Burundais qui auront du mal à construire bas avec la pression à la fois de gérer un résultat en gardant la cage inviolée et chercher à tuer le match. Sachant que les gabonais n’auront besoin que d’un seul but sans en encaisser.

PENDRE TRÈS TÔT LA DIRECTION DES OPERATIONS

Daniel Cousin va donc dire à ses protégés de tenter le coup dès les premières minutes pour semer la panique dans la défense Burundaise. Inscrire le but très vite pour sérieusement exposer les hirondelles qui finiront par perdre la patience de la construction et abréger les lignes. En effet, quand la peur change de camps dans un tel contexte, on perd souvent ses moyens voire toute la lucidité surtout quand on s’est fait le film d’être en Égypte avant de jouer.

Autre erreur qui pourrait coûter chère aux Hirondelles, c’est le contrôle à tout prix de l’attaquant vedette des Pantheres. Cette option va libérer Bouanga qui pourrait prendre comme lors de la dernière CAN, la mesure de son adversaire et alimenter en centres PEA.

LA RÉVOLUTION TACTIQUE

Mais la révolution de Cousin pourrait, en cas de forme de Malick qui est un vrai complice de PEA, les associer avec un Bouanga comme électron libre derrière les deux attaquants. Ce choix aura le mérite de maintenir le pressing dans la défense Burundaise où les latéraux n’ayant aucun adversaire direct, seront perturbés. Dans cette option, Poko et Ndong devant la défense et Lévy va mener le jeu en étant plus direct, sans trop tergiverser.

C’est à mon avis, une animation qui permettrait aux Panthères d’avoir la maîtrise du jeu et se procurer même les balles arrêtées dans les vingt derniers mètres. Des coups francs, voilà qui peuvent aussi être une des clés pour résoudre l’équation Burundaise grâce à un arbitrage égyptien qu’on reconnaît très impartial.

Crédit photos : DR

GI/PMN/FM/19