Chronique du jour : L’avez – vous remarqué ?

Jeudi, 27 décembre 2018 (GabonInitiatives) – Tous les bijoux de famille ou plutôt de l’État gabonais ne sont plus que de la simple pacotille, bonne à balancer dans la poubelle, avec malheureusement en prime, des conséquences dramatiques impactant des centaines de milliers de familles gabonaises. En effet, de Sotrader au Conseil Gabonais des chargeurs en passant par la CNSS, LA CNAMGS, LA SOGATRA, GABON POSTE, LA BGD, L’ANGTI, le CNOUS, les CHU, et Hôpitaux, et toutes les entreprises et agences à capitaux publics, aucune ne présente une santé saine. Toutes, sans exception, (le mot du TEXTO d’hier revient!), croulent depuis des années sous des difficultés structurelles et de gestion, cumulant des dettes colossales et plusieurs mois d’arriérés de salaires pour leurs personnels désarmés dont les familles se disloquent, les enfants tombent dans la délinquance, leur scolarité étant hypothéquée faute de moyens pour la payer.

Comme il n’y a pas de cause sans effets, les conséquences sont réellement dramatiques. Certaines familles choisissant de retarder la scolarité de certains enfants au détriment des autres, une forme de turn-over imposée selon leurs moyens.

Sans entrer dans des accusations et des procès interminables, la seule solution qui vaille est celle d’imposer à tous les managers de l’État une gestion axée sur les résultats avec des outils de gestion projets que sont le suivi, le contrôle, l’audit, et l’évaluation, tous internes. Car voyez-vous, la liquidation exigée de trois banques publiques par le FMI, dont une banque dédiée au développement est non seulement une honte, mais une véritable descente aux enfers.

Il est donc temps de sortir notre pays de l’étang de feu en faisant signer des contrats d’objectifs à chacun des managers de nos bijoux communs de famille.

Car, mieux vaut prévenir, que guérir.
Bonne journée chez vous.

PETIT-LAMBERT OVONO
Évaluateur certifié des politiques publiques.
Président de Sogeval Gabon

GI/PLO/FM/18