Chronique du jour : Analyse des critères qui président au choix des responsables politiques

Jeudi, 10 janvier 2019 (GabonInitiatives) – Demain, vendredi 11 janvier 2019, seront rendus public, les noms des députés désignés pour faire partie du bureau et des commissions de l’Assemblée nationale 13ème législature.

Cette désignation inaugure la série des nominations aussi bien au cabinet du président de la République, que celle des membres du Gouvernement en passant par les entreprises publiques, et se terminera par la désignation des membres d’autres institutions.
Comment sont choisies toutes ces personnalités qui doivent diriger notre pays pour au moins jusqu’en 2023? Et qui les choisit?

Dans la réalité, tout commence par la désignation des candidats aux élections présidentielles, législatives et locales. Il faut donc reconnaitre que c’est d’abord une affaire interne des parties politiques avant d’être celle du peuple souverain.

S’agissant des critères de choix, ce sont : l’appartenance et la fidélité à un parti politique, la popularité politique, la loyauté envers le dirigeant, les instances, et la discipline de ce parti.

Démocratie représentative, on peut réellement s’interroger si l’élection de ces personnalités est le choix du peuple ou si celui-ci n’entérine pas seulement le choix des partis politiques. Ce débat doit être ouvert pour déterminer le type de démocratie que nous voulons.

Une fois élu, le président de la République, s’appuie sur les pouvoirs que lui confère la constitution et son parti politique pour désigner les dirigeants de l’Assemblée nationale et du Sénat qui participent avec lui à la désignation des membres des autres institutions.

D’autres critères sont : les équilibres géopolitiques et ethniques.
Il est dommage de constater que ce critère pèse encore lourd dans le choix des dirigeants au Gabon.

On déplorer la non prise en compte de deux critères réellement primordiaux pour les nominations que sont la qualification, et la compétence ou de la performance.

Seuls ces deux derniers critères sont déterminants pour la mise en oeuvre des politiques publiques sensées répondre aux préoccupations des gabonais, et développer le Gabon.

En restant scotché sur les critères géopolitiques, ethniques, tribaux, et autres, on fait passer l’intérêt supérieur de la Nation au second plan et l’émergence du Gabon ne sera pas pour demain.

Les membres devant dirigés le bureau et les commissions de l’Assemblée nationale sont déjà choisis par le PDG et ses dirigeants, l’élection de demain n’en serait alors qu’une simple formalité.

Parallèlement, les membres du prochain gouvernement sont déjà choisis, le premier ministre ne consultera le PR que pour l’usage.

Pour ceux qui attendent les nominations, il est temps d’ouvrir le débat sur les vrais critères qui président aux choix de nos autorités.
Débattons sans passion.
Bonne journée.

PETIT-LAMBERT OVONO
Évaluateur certifié des politiques publiques.

GI/PLO/FM/19