Chronique du jour : Absence des vrais jeunes lors de la cérémonie d’ouverture de la Journée Internationale de la jeunesse

Mardi, 13 août 2019 (GabonInitiatives) – Il ne faut pas se cacher la vérité, ni se voiler la face, le débat sur la jeunesse au Gabon est politique et générationnel.
Il s’agit de se disputer les postes politiques, électifs, les nominations en conseils des ministres aussi bien dans l’administration que dans les sociétés d’état entre les quinquas et les autres plus jeunes.

Les jeunes en présence ici savent très bien que la République a déjà prévu depuis bien longtemps lors de la conception de ses politiques publiques, la prise en charge de la cible jeunesse, que ce soit au niveau de la santé, de l’éducation, des loisirs, de l’habitat, de la culture, du sport, etc.

Même si tout n’est parfait, l’inventaire des projets concoctés par les pouvoirs publics en faveur de la jeunesse, n’appelle qu’une évaluation pour mesurer les résultats obtenus par rapports aux résultats escomptés.

Loin de cette préoccupation, ceux qui se revendiquent de la jeunesse au Gabon sont des pères et des mères de familles nombreuses, des personnes déjà papas et mamans qui se disputent les verres de lait avec leurs propres enfants et petits-enfants. Certains sont même déjà grands-parents. Rien qu’à les voir en images et photos diffusées dans les médias, on se rend bien compte qu’ils veulent passer par le canal jeunesse pour assouvir leurs ambitions politiciennes. C’est un luxe auquel le Gabon doit mettre un terme.
Comparativement à d’autres pays tel que la France, les élus comme Marion Marechal Le Pen ou Emmanuel Macron, n’ont jamais revendiqué leurs droits en tant que jeunes, mais en tant que citoyens accomplis.

Les textes internationaux sur les enfants et les jeunes devraient donc tenir compte du contexte, écarter les barbus, les soulards, les loubards, et les pères et mères de familles, de la vraie jeunesse, et ne pas tenir compte seulement de l’âge. C’est un critère insuffisant pour ce qui concerne l’identification de la jeunesse au Gabon. Cette comédie a assez duré; il est temps d’y mettre un terme. Vive les vrais(es) jeunes.

À demain.

PETIT-LAMBERT OVONO
ÉVALUATEUR CERTIFIÉ DES POLITIQUES PUBLIQUES, PRÉSIDENT DE SOGEVAL

Crédit photos : DR

GI/PLO/FM/19