Chronique du jour : Le pardon des offenses

Jeudi, 3 janvier 2019 (GabonInitiatives) – Peuple très religieux, les gabonais ont, à l’exemple des Romains, un panthéon très riche composé des rites et traditions auxquels se sont ajoutées les religions et croyances importées. Dans ce flot de croyances, notre mémoire sélective échappe très peu à certaines paroles comme celle où Jésus, apprenant à ses disciples comment prier, leur recommande de dire à Dieu ce qui suit: “pardonne nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensé”.

Facile à dire, mais difficile de mettre en pratique ce conseil, bien que tous les jours, vous prétendiez être en Christ.

En cherchant des explications sur ce mot, on retient que c’est un nom féminin indiquant une parole ou une action qui attaque l’honneur, la dignité de quelqu’un. Il s’agit de faire offense.

Les synonymes indiquent qu’il s’agit des affronts, des injures, des insultes, des outrages.

Et dans le sens Biblique, il s’agit tout simplement du péché, de l’offense à Dieu.

Si une offense n’est point directement assimilée à un crime, à un assassinat, ou à l’irréparable, attaquer l’honneur, la dignité de quelqu’un n’en est pas très éloigné.

C’est après avoir visionné un document circulant sur YouTube intitulé ” Voilà pourquoi les gabonais n’auront jamais pitié d’Ali Bongo, AVC ou pas” que nous nous sommes posés la question sur le choix affiché de certains de nos compatriotes pour la vengeance, et non pour le pardon des offenses.

En définitive, on voit que l’enseignement donné par Jésus à ses disciples ne passe pas. Celà ne nous étonne pas.

Peut être y a t’il parmi vous un Internaute, ou un gabonais capable de mettre en pratique ce conseil?

Mais certains se reconnaissant incapables de pardonner les offenses des autres, la suite pour notre pays ne peut alors être que le statu quo, le durcissement du régime, ou la guerre civile.
En attendant, que la paix soit avec vous!

PETIT-LAMBERT OVONO
Évaluateur certifié des politiques publiques.

GI/PLO/FM/19