Chronique dominicale : Evaluation de l’absence de changement au Gabon (Epilogue)

Dimanche, 10 février 2019 (GabonInitiatives) – Lassées d’attendre le changement promis par les pouvoirs publics en réponse en leurs besoins quotidiens et bien connus; fatiguées des promesses des opposants qui finissent par tourner leur veste et faire alliance avec le pouvoir; ballottées tantôt à gauche, tantôt à droite par les politiciens, les populations gabonaises ont crû que Jésus répondait à leur appel.

Ne dit-Il pas lui-même “Venez à moi, vous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerais du repos?“. Elles se sont donc ruées en masse dans les églises en réponse à cet appel du Christ.

Mais ont-elles vu un changement dans leur vie?
C’est l’occasion pour moi de faire un petit témoignage sur un changement qui s’est produit dans la mienne.

J’ai grillé ma première cigarette ou “clope” pendant les grandes vacances scolaires de l’année 1971, je passais en classe de 5ème, et pendant douze longues années, j’ai dépensé beaucoup d’argent, détruit ma santé, indisposé mes voisins et copines par l’odeur et la fumée de mes cigarettes. J’ai tenté des cures de désintoxication pour arrêter de fumer sans succès. Ma voiture ressemblait à une cheminée et puait la DUNHILL.

C’est alors qu’arrivat ce jour du 11 mars 1983, où j’intégrais par intérêt un groupe de jeunes chrétiens. En réalité c’etait pour suivre une petite copine. Mais en lieu et place de copine, je fus gagné à l’évangile, c’est le terme consacré. Mais en fait, j’étais touché par les histoires bibliques, et fasciné par les témoignages de certains membres du groupe. Je ne pouvais pas me revendiquer chrétien, car rien ne s’était produit dans ma vie que je pouvais attribuer à Jésus. Et pourtant, je n’avais plus le courage de continuer ma relation intime avec ma dulcinée, je ne bringuais plus comme d’habitude, je consacrais plus de temps à assister fidèlement aux études bibliques qu’à pratiquer mes loisirs; enfin, je me suis fait de nouveaux amis.

Le jour du 29 novembre 1983, je pris le Nouveau Testament dans le tiroir de mon bureau, il m’avait été offert par Jean E, et alors que je ne savais pas encore comment prier, je me suis ouvert simplement par la pensée à Dieu dans mon coeur en souhaitant qu’il m’aide à stopper définitivement de fumer. Accompagnant ma pensée par les actes, je me suis aussitôt débarrasser de tous les objets publicitaires sur la cigarette qui ornaient mon bureau. Résultat des courses: depuis le 29 novembre 1983 jusqu’à ce jour, je n’ai plus mis une seule cigarette sur les lèvres, j’ai même oublié que j’avais fumé dans ma vie.

Plusieurs autres choses miraculeuses se sont produites dans ma vie, je peux classer certaines comme miracles de Dieu, d’autres comme venant de mes propres efforts, mais arrêter de fumer fût le premier miracle de Dieu dans ma vie.

Le changement fût bouleversant, toutes et tous en furent étonnés et heureux pour moi. Chaque gabonaise, chaque gabonais, devrait être capable de témoigner du changement dans sa vie, dans sa famille, dans son village, sa ville, et son pays, puis attribuer ce changement à un ou plusieurs acteurs bien identifiés.

En résumé, et pour conclure, il revient, à chacun, en âmes et conscience, de témoigner du changement dans sa vie. Et pour reprendre le titre de mon petit frère TON, le vrai débat est là.

Bon dimanche chez vous.

PETIT-LAMBERT OVONO
Évaluateur certifié des politiques publiques.
@10/02/2019

GI/PLO/FM/19