La CEEAC noue des accords ce vendredi avec l’UIL et la plateforme ROSCEVAC – PACJA

Libreville, 22 août 2019 (GabonInitiatives) – Signature d’un important protocole d’accord ce vendredi à Libreville entre la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale et l’Université Internationale de Libreville (UIL) de l’Institution Internationale Berthe et Jean d’une part et entre la CEEAC le Réseau des Organisations de la Société Civile pour l’Economie Verte en Afrique Centrale (ROSCEVAC) et l’Alliance Panafricaine pour la Justice Climatique (PACJA) d’autre part.

La cérémonie de ce vendredi s’inscrit dans le cadre des activités de coopération et de promotion des Centres d’Excellence de la Communauté notamment dans le domaine de l’Administration et de la Fonction publique communautaire et dans celui de l’économie verte. Elle est matérialisée par la signature de Protocoles d’Accord entre la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) et l’Université Internationale de Libreville (UIL) relatif à la mise en place et au fonctionnement d’un Centre d’Excellence, de recherche, d’innovation et de formation sur l’intégration, la Fonction publique et l’Administration communautaire d’une part, et entre la CEEAC et deux autres organisations non gouvernementales que sont, le Réseau des Organisations de la Société Civile pour l’Economie Verte en Afrique centrale (ROSCEVAC) et l’Alliance Africaine pour la Justice Climatique (PACJA) d’autre part.

En effet, l’Université Internationale de Libreville (UIL) de l’Institution Internationale Berthe et Jean (I.I.B.J) déploiera sur la base de ce Protocole d’accord avec l’appui de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale et des autres Partenaires Techniques et Financiers, un ensemble d’activités de formation initiale, continue et des certifications thématiques sur les divers domaines de l’intégration ainsi que de l’Administration et de la Fonction publique communautaire à l’endroit d’un large public cible (Administration Nationale et secteur public, Société civile et Organisations non gouvernementales, Entreprises et secteur privé, Organisations internationales, Etudiants…). La mise en œuvre du Protocole d’accord permettra à la sous-région de se doter dorénavant d’un capital humain spécialisé de manière pointue dans les différents métiers liés à l’administration et à la Fonction publique communautaire à travers la création d’un Centre d’excellence sur la recherche, l’innovation et de formation en matière d’intégration régionale, unique de ce genre en la matière.

Les deux autres protocoles d’Accord notamment entre la CEEAC le Réseau des Organisations de la Société Civile pour l’Economie Verte en Afrique centrale (ROSCEVAC) et l’Alliance Africaine pour la Justice Climatique (PACJA) ont globalement pour objectif pour de fournir un cadre de coopération, de collaboration, de compréhension et de facilitation entre les parties afin de promouvoir leurs buts communs en matière d’économie verte et de justice climatique en Afrique centrale. A titre d’exemple, l’une des missions assignées au ROSCEVAC est de mener un plaidoyer soutenu aux côtés des Etats et du Secrétariat général de la CEEAC pour le développement et la promotion de l’économie verte pour qu’elle joue un rôle crucial dans la production intérieure de nos Etats.

Les défis sont nombreux au regard de la contemporanéité d’une part de l’émergence des zones de libre-échange, unions douanières et autres formes rapprochées d’intégration comme la zone de libre-échange continentale de l’Afrique et les processus communautaires en Afrique Centrale, et d’autre part, de challenges relatifs à l’économie verte et la justice climatique pour un monde meilleur et préservé en dépit de la forte croissance industrielle et humaine.

La Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) créée le 18 octobre 1983 a pour objectif essentiel suivant les dispositions de son traité fondateur, de promouvoir et de renforcer une coopération harmonieuse et un développement équilibré et auto-entretenu dans tous les domaines d’activité économique et sociale en particulier, dans les domaines de l’industrie, des transports et communications, de l’énergie, de l’agriculture, des ressources naturelles, du commerce, des douanes, des questions monétaires et financières, des ressources humaines, du tourisme, de l’enseignement, du perfectionnement, de la culture, de la science et de la technologie et du mouvement des personnes en vue de réaliser l’autonomie collective, d’élever le niveau de vie des populations, d’accroitre et de maintenir la stabilité économique, de renforcer d’étroites relations pacifiques entre ses Etats membres et de contribuer au progrès et au développement du continent africain. Vue sous cet angle, la Communauté outre ses actions en régie, coopère avec des Organismes et Institutions diverses dont la société civile et le secteur privé à travers des partenariats sous forme de protocole d’accord pour davantage relever les défis de l’intégration en Afrique centrale dont les gains positifs sur la communauté des peuples et des Etats membres dans tous les secteurs économique, social ou autres ne sont plus à prouver.

En effet, le mouvement d’intégration à la fois régionale et continental se pose de nos jours comme la voie essentielle du développement en Afrique. Ce processus n’est possible qu’à travers la formation des ressources humaines douées d’une expertise avérée à même de concevoir, capter et opérationnaliser les politiques de développements d’une part et aussi et surtout, de servir et répondre à la demande de plus en plus urgente des Entreprises multinationales, des Organisations de la société civile, des Organisations Non Gouvernementales, des Etats et des Organisations internationales qui cherchent des capacités afin de gagner sur le terrain de leurs activités en rendement et compétitivité.

GI/19