Le cabinet GFEC victime d’une grosse cabale

Libreville, 17 juin (GabonInitiatives) – Global Forest Environment Consulting (GFEC), un des rares, sinon le seul cabinet Gabonais  à exceller dans le secteur très compétitif de la filière forêt-bois au Gabon, est victime d’une grosse cabale orchestrée par ses concurrents européens tapis dans l’ombre. La manœuvre sulfureuse tendant à discréditer l’expertise Gabonaise est mise en branle avec la complicité de certains hauts cadres bien placés.

La conspiration est bien réelle contre GFEC.  Son directeur général  Marius Kombila fait face à un acharnement pour le moins curieux du colonel David Ingueza, coordonnateur du Contrôle des aménagements forestiers (CAF), un projet dont les  missions ont été suspendues au mois de mai dernier par le ministère de l’économie forestière  pour non-respect manifeste du cahier de charges.

Le cabinet GFEC à l’œuvre au cours d’une de ses missions dans la forêt gabonaise

Le CAF  accuse sans preuve le  GFEC de s’être associé avec PENG XIN, une entreprise  chinoise  dont la pratique d’exploitation forestière est décriée dans la province de l’Ogooué Ivindo (nord-du pays). Selon un rapport de mission du CAF,  les grumes exploités par l’opérateur asiatique ne respectent pas le diamètre minimum d’exploitabilité (DME). Le mauvais cubage est également constaté au titre des infractions.

Le  GFEC a été malencontreusement cité dans l’affaire pour avoir commis son expertise dans l’élaboration du document technique de la société PENG XIN dont il a été sollicité en tant cabinet. Précieux document permettant à l’exploitant forestier de mener sereinement ses activités. Dans son droit de réponse  à notre média (www.gaboninitiatives.com), Marius Kombila justifie bien ces liens contractuels avec son client.

« Les différents contrats qui liaient GFEC à PENG XIN ne portaient exclusivement que sur l’élaboration des documents techniques. Leur évaluation et leur validation relèvent de la compétence du ministère en charge des forêts, tandis que leur exécution sur le terrain  est de la responsabilité exclusive et entière de l’entreprise exploitante », argue-t-il. Qui en veut donc au cabinet Global Forest Environment Consulting ?

Créé en 2013, GFEC qui emploie près d’une centaine des personnes, intervient également au Cameroun et au Congo Brazzaville où elle dispose également des grands contrats. Son expertise dans le secteur forêt-bois et environnemental est plus qu’avérée. L’entreprise gabonaise travaille avec un bureau de certification internationale (bureau Veritas).

De même, GFEC a par le passé contribué à l’élaboration de la mise en place d’un système nationalisé dans le cadre des APV/FLEGT au Gabon. Elle  a également travaillé avec WWF dans le projet de mise en place d’un système de traçabilité d’une entreprise forestière. Sur le plan national, le cabinet aussi une grande expérience dans l’évaluation environnementale (déclaration ICPE et étude d’impact environnemental, etc…),  à la certification forestière (FSC et OLB),  en passant par l’expertise (plan d’aménagement, rapport biodiversité socio-économique, d’étude d’impact environnemental, plan de gestion environnementale, etc..).  GFEC  est également présent dans l’accompagnement des entreprises ou organismes à travers  la formation du personnel.

La forêt couvre 80% du territoire national et s’étend sur 22 millions d’hectares et la filière bois représente une valeur sûre dans la perspective de la diversification de l’économie. Le « Gabon vert » s’appuie sur le développement durable des ressources naturelles et la mise en pratique des meilleures normes écologiques internationales pour les projets de développement. L’expertise du GFEC qui a déjà fait ses preuves cadre parfaitement avec cette vision. En décidant d’arrêter les exportations de grumes du Gabon en 2010, le président de la République Ali Bongo Ondimba voulait également ouvrir un boulevard aux entrepreneurs nationaux dans un secteur contrôlé en majorité par l’expertise européenne qui en fait une « chasse gardée ».

Au regard de l’expertise accumulée, l’on comprend aisément que le cabinet GFEC a bougé les lignes et obtenus des parts des marchés importants. D’où  la cabale qui pourrait desservir l’expertise gabonaise dont la valorisation est appelée à corps et à cri par  les plus hautes autorités.

GI/FM/NN/17