Braconnage et trafic d’espèces protégées : Franck Imenou pris à Lambaréné

Lambaréné, 20 juin 2018 (GabonInitiatives) – Le braconnage des espèces protégées et des produits qui en sont tirés se poursuit inlassablement au Gabon. Mais la lutte aussi. Ainsi, Iménou franck, un trafiquant gabonais a été appréhendé à Lambaréné avec le risque de passer six mois en prison. 

Franck Iménou ne s’en est pas sorti ce lundi 18 juin 2018 à 13h face aux éléments de la Brigade Centre de la Gendarmerie Nationale de Lambaréné qui l’ont pris en flagrant délit de commercialisation de produits tirés de quelques espèces intégralement protégées.

Les faits ont eu lieu dans le chef-lieu de la province du Moyen-Ogooué. Selon des sources proches du dossier, cette arrestation n’a été rendue possible que grâce à la collaboration des acteurs de la lutte contre le braconnage et le trafic. Depuis plusieurs jours, des informations faisaient état d’une transaction envisagée dans la ville. Seulement, ni la date ni le lieu exact de ladite transaction n’étaient connues jusqu’à ce lundi matin. Mais les bribes obtenues par la Gendarmerie Nationale, ont permis rapidement d’avoir un aperçu lundi matin de ce que devait être la transaction.

C’est finalement vers 13h que le trafiquant a été signalé dans la ville. Son bagage ? Un sac de riz blanc dans lequel il a préalablement pris le de dissimuler son butin. C’est au quartier Isaac que l’homme avait donné rendez-vous à son client. Et c’est là aussi que les éléments de la GENA accompagnés des agents des Eaux et forêts et de juristes de Conservation Justice vont le surprendre. Il est alors pris au moment même du déballage de sa marchandise.

Interrogé à chaud, l’homme révèle son identité. Il s’appelle Franck Iménou. Il a 42 ans et il est gabonais. Il avoue alors avoir chassé et abattu un éléphant il y a environ deux semaines. A cette occasion, il avait pris le soin de retirer les pointes d’ivoire et la queue d’éléphant pour les proposer à la vente en plus des écailles d’un Pangolin géant qu’il avait abattu quelques temps auparavant.

Pour des nécessités d’enquêtes, le mis en cause a été gardé à vue et sera déféré devant le Parquet de la République pour des faits flagrants de Chasse, détention, transport et commercialisation d’espèces et produits d’espèces intégralement protégées interdits et réprimés par les dispositions des articles 92, 274 et 275 du code forestier gabonais.

Il reste à espérer que ses complices seront arrêtés également.

GI/SM/FM/18