Ali Bongo était au Sommet de l’Union africaine

Libreville, 28 janvier (GabonInitiatives) – Le président Ali Bongo Ondimba a pris part dimanche à la 20e Conférence ordinaire de l’Union africaine à Addis-Abeba, capitale de l’Ethiopie et siège de l’organisation continentale.Ali Bongo Ondimba (UA)-1 Le Chef de l’Etat gabonais était accompagné de son épouse, Sylvia Bongo Ondimba et d’une délégation comprenant Emmanuel Issozé Ngondet, le ministre des affaires étrangères. Ali Bongo Ondimba et ses pairs ont, au cours du sommet, admis l’urgence d’élaborer des mécanismes clairs en vue d’une plus grande intégration africaine.

L’ouverture officielle de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement, effectuée par Nkosazana Dlamini Zuma , présidente de la Commission de l’Union africaine , a connu la présence de près d’une quarantaine de chefs d’Etat et de gouvernement auxquels il a été demandé d’observer une minute de silence à la mémoire du défunt président John Atta Mills du Ghana, et du Premier ministre éthiopien Meles Zenawi.ALI

Placée sous le thème « Panafricanisme et renaissance africaine », la Conférence a appelé les chefs d’Etat et de gouvernement à conjuguer leurs efforts afin de dégager des approches communes pour traiter les diverses problématiques qui entravent la bonne marche du continent, à savoir : le terrorisme, les maladies mortelles, le changement climatique, etc.

Des sujets sur lesquels Ali Bongo Ondimba s’est souvent exprimé en proposant, par exemple sur le terrorisme, une stratégie mondiale visant à renforcer les moyens dont disposent les Etats pour combattre ce phénomène.

S’agissant du changement climatique, le président gabonais prône une action commune, responsable et effective. Le changement climatique n’est « ni un choix, ni une option, mais une responsabilité politique sans faille concernant les moyens nécessaires à l’atteinte des objectifs fixés », a-t-il coutume de dire.

A propos des maladies mortelles, Ali Bongo Ondimba préconise, pour atténuer leur impact, un accès aux soins de qualité pour tous, la bonne gestion des prestations sociales et l’amélioration du niveau de vie. Ces points et biens d’autres pourraient, certainement, faire l’objet d’un entretien futur avec le premier ministre éthiopien, Hailemariam Dessalegn, élu nouveau président de l’Union africaine pour un an après la fin du mandat du Chef de l’Etat béninois, Boni Yayi.

500 000 $ au profit du FNUAP

En marge de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement, Ali Bongo Ondimba a été convié à prononcer une allocution, parmi d’autres dirigeants, à l’occasion de la Campagne pour l’Accélération de la Réduction de la Mortalité Maternelle en Afrique (CARMMA), projet lancé à Addis-Abeba en mai 2009 par les Ministres de la Santé des pays de l’Union Africaine, et soutenu par le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP).

Le Président gabonais n’a pas caché sa satisfaction d’autant que ce thème est en parfaite cohérence avec le Sceau de la République gabonaise, symbolisé par une maternité allaitante.

Ce sceau, poursuivra-t-il, renvoie l’image d’une femme épanouie, ayant eu une grossesse désirée et sans problèmes : « C’est la vision que j’ai pour toutes les mères de mon pays. C’est la vision que nous, chefs d’Etat africains, devons avoir pour toutes les femmes de notre continent ».

Le Gabon, à travers son chef d’Etat, s’est engagé à soutenir le Fonds des Nations Unies pour la Population, exhortant dans la foulée les autres Etats à accroitre leurs contributions au financement de cet organisme qui œuvre en faveur du droit à la santé et de l’égalité des chances pour chaque femme, homme et enfant.

Pour montrer l’exemple et donner du sens à l’engagement du Gabon en faveur du FNUAP, Ali Bongo Ondimba a annoncé le versement par le Gabon d’un montant de cinq cent mille (500 000) dollars américains.

Avant de conclure son allocution, Ali Bongo Ondimba a pris solennellement la résolution de tout mettre en œuvre dans son pays pour aboutir à : « Zéro grossesse non désiré, Zéro décès non audité, Zéro accouchement non assisté par personnel qualifié ».

Plus tard, en fin d’après-midi, le numéro un gabonais recevait Joyce Banda, première femme à occuper la plus haute fonction dans son pays, le Malawi. Les deux chefs d’Etat ont procédé, entres autres, à un échange de vues sur les questions d’ordre bilatéral.

Le Président Ali Bongo Ondimba quitte la capitale éthiopienne ce lundi, jour de clôture du sommet, pour se rendre à Djibouti.

Source : COCOM

GI/13

 

 

 

 

 

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Fabrice Mikomba - Expert Gabon et Afrique Centrale
Fabrice Mikomba est journaliste expert Afrique et Afrique centrale depuis 1989. Après avoir travaillé pour RFI et de nombreux médias on et off line il est désormais spécialiste Gabon et Afrique Centrale pour Gabon Initiatives et Info Afrique et ce depuis 2012.