Affaire Le Floch-Prigent au Togo : la « rançon » revue à la baisse

L’ancien patron du géant pétrolier français Elf, Loïck Le Floch-Prigent, inculpé pour complicité d’escroquerie internationale portant sur 48 millions de dollars, bénéficiera d’une liberté provisoire contre une caution de  3 milliards F Cfa (6 millions de dollars), rapporte l’agence Xinhua.

 

Précédemment, la justice togolaise avait exigé  le versement d’une caution de 4,5 milliards F Cfa (9 millions de dollars) pour libérer  Le Floch-Prigent. Son avocat français, Me Patrick Klugman, avait dénoncé une « une caution qui s’apparente davantage à une rançon ».

L’ex-PDG du groupe Elf de 1989 à 1993, qui souffre en particulier de psoriasis et devait subir fin septembre une intervention chirurgicale en France, a été arrêté mi-septembre à Abidjan (Côte d’Ivoire) puis transféré à Lomé, où il a été inculpé et incarcéré.

Ses avocats ont demandé en octobre sa mise en liberté provisoire pour  une opération chirurgicale en France. « Nous demandons son rapatriement pour des raisons sanitaires car une expertise judiciaire a attesté de l’imminence des soins qu’il doit subir au risque d’une évolution cancéreuse métastatique », avait indiqué Me Klugman.

Âgé de 69 ans, Le Floch-Prigent est soupçonné, avec l’ex-ministre togolais Pascal Bodjona et l’homme d’affaires Bertin Agba Sow, d’être impliqué dans une escroquerie dont se dit victime un homme d’affaires des Emirats arabes unis, Abbas el Youssef.

Alors que Le Floch-Prigent était conseiller personnel d’El Youssef, les trois hommes auraient affirmé à l’Emirati qu’ils avaient accès à un compte bancaire au Togo du défunt président ivoirien Robert Gueï, sur lequel étaient déposés 275 millions d’euros.

Thierry Barbaut
Avec Xinhua

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Thierry Barbaut - Numérique et Afrique
- Directeur du média www.info-afrique.com - Responsable numérique et communication à l'Agence des Micro Projets un programme de l'ONG La Guilde - Président de l'association www.solidaritedigitale.org