Affaire forêt sacrée d’EKembélé : L’honorable BOUNGOUERES dénonce une manipulation politique

Libreville, 14 novembre 2017 (GabonInitiatives) – Dans un entretien qu’il a accordé à notre rédaction dans l’affaire dite de la forêt sacrée d’Ekembélé, au 2ème siège du département de l’Ogoulou dans la province de la Ngounié, au sud – Gabon dont il est le représentant des populations de cette zone à l’Assemblée Nationale, l’Honorable Alain Simplice BOUNGOUERES qui remet en cause la pétition de Daniel Dikongo et ses affidés que l’ONG Muyissi Environnement s’est auto-saisie,  dénonce entre autres une manipulation politique tendant à décrédibilisé son honorabilité et ses partenaires de la Société minière de l’Onoye (SMO) : Entretien intégral.   

GabonInitiatives (GI) : Votre nom est cité dans une affaire de violation de forêt sacrée dans le sanctuaire du Guerrier MBOMBE-A-GNANGUE, une forêt située plus exactement dans le 2ème siège du département de l’Ogoulou dont vous êtes l’élu national. Qu’en est -t-il exactement ?    

Alain Simplice BOUNGOUERES (ASB) : Merci, j’ai effectivement été surpris  par un article publié je crois le 1er novembre 2017 sur votre journal en ligne www.gaboninitiatives.com. Pour dire que d’entrée de jeu, il n’y a rien alors rien du tout de cet article qui retrace la vérité. Dans un premier temps, il serait donc question des chinois qui exploiteraient de manière illicite l’or dans la forêt sacrée d’Ekembélé. Faux, il y a effectivement exploitation dans cette zone par la société SMO, en partenariat avec des sujets chinois et français qui est en règle car, ayant obtenu une autorisation en bonne et due forme du Ministère des Mines, après avoir effectué des études géologiques conventionnelles et celles relatives à l’impact socio-environnementales mais il n’y a pas de forêt sacrée à cet endroit.

Aussi, il faut que vous sachiez pour votre gouverne que cette société exploite sur une repasse. La repasse peut-être définie comme une zone qui avait déjà été exploitée par le passé dans les années 50 à 70 (les archives du Ministère des Mines le témoignent)  par les sociétés minières de l’époque et qui après plusieurs dizaines d’années de semi reconstitution peut à nouveau être exploitée. Et c’est ce qui se fait actuellement sur le site dit d’Ekembélé. Donc, en termes d’exploitation illicite, vous comprenez qu’il n’en  est rien du tout. C’est simplement  une exploitation normale qui obéit à la vision de Son Excellence Ali BONGO ONDIMBA, Président de la République,  qui encourage la prise en main du tissu des PME par les compatriotes Gabonais.

Je pense humblement que l’ONG MUYISSI Environnement dont les intentions sont surement positives et la démarche louable, aurait dû avant tout s’entourer de toutes les réalités sur cette affaire  avant de se précipiterà me salir comme elle l’a maladroitement fait.

Concernant la fameuse forêt sacrée d’Ekembélé, si cette ONG connaissait l’histoire, elle aurait su qu’après le décès du guerrier MBOMBE-A-GNANGUE vers les années 1918 – 1923, il y a eu une première exploitation de l’Or dans la région d’Etéké et environs et aussi sur ce site d’Ekembélé,  entre 1945 et 1960 lorsque les premiers exploitants miniers ont séjourné dans cette zone et donc, que s’il y avait une forêt sacrée à ce endroit, c’est dire qu’ils l’avaient déjà  saccagé à cette époque. Mais il n’en est rien car cela aurait été consigné dans les archives de la Province.

Pour ma part, connaissant très bien le site en ma qualité d’élu de cette circonscription, je me permets de vous préciser ce qui suit : Lorsque vous partez de Mouila, dans le sens Mouila-Mimongo, le village Ekembélé se situe de part et d’autre de la route. C’est donc du côté droit qui regarde vers la zone intermédiaire entre les villages Ekembélé, Egoumbi, Epamboa, à peu près au centre de ce triangle que se situe la fameuse zone dite « Foret  sacrée du guerrier Mbombé –A-GNANGUE ». Et tout mitsogho qui se respecte le sait et devrait le savoir. Plus encore un habitant d’Ekembélé. Ce site ne peut donc  malheureusement pas être transféré de l’autre côté du village (gauche) où se trouve la petite exploitation indexée, bien heureusement se trouve dans le prolongement des anciennes exploitations qui partant en amont d’Ovala descendent  le long des rivières Mikondjo, Eghamba jusqu’à Ekembélé. Vous voyez, là aussi, qu’il n’en est rien de l’objet de l’article destructeur qui m’a gratuitement été servi par nos amis de l’ONG MUYISSI Environnement et que je déplore.

Cela montre que cette ONG ne sait pas exactement de quoi elle parle, parce que le site sacré n’est pas au village mais, à près d’une quinzaine voir une vingtaine de kilomètres  de ces trois villages que je viens de vous indiquer.

Concernant la visite de Monsieur le Gouverneur, au niveau d’Ekembélé, là, encore l’ONG MUYISSI ne s’est pas entouré de bons indiques parce que c’est seulement dans le cadre des actions de développement que M. le  Gouverneur de la Ngounié s’est rendu dans ce village. Cette visite intervenait après celle qu’il a effectué à Bilengui où, l’élu que je suis a livré des logements des enseignants, cinq au total, a fait  réfectionné des salles de classes dont une aux standards  du pré-primaire et a réhabilité et équipé un dispensaire puis, réalisé l’éclairage public de tout le village, sous forme de projet pilote.

C‘est donc, à la suite de ça que le Gouverneur, toujours accompagné de l’élu que je suis sont partis réceptionnés l’éclairage public complet du village Ekembélé qui a été réalisé dans les mêmes conditions.

Parallèlement à cela, M. le Gouverneur est venu constater l’effectivité de la réhabilitation complète des ponts en bois (6 sur 8) situés sur l’axe Mouila – Yeno, toujours avec le concours  financier de l’élu que je suis. Voilà donc les seuls objets de la visite de M. le Gouverneur à Ekembélé et Bilengui qui a clairement dit pour le paraphraser qu’il accompagnera pour magnifier ce type d’actions, tous les compatriotes dont l’action ira dans le sens du développement des villages des circonscriptions administratives dont il a la charge. J’invite de ce fait  l’ONG MUYISSI à se rapprocher de M. le Gouverneur pour plus de précision.

GI : Doit-t-on comprendre par-là, que vous remettez en cause la pétition des populations qui a interpellé l’ONGMUYISSI Environnement ? 

ASB : Je pense que l’ONG MUYISSI Environnement est instrumentalisée. C’est vrai qu’il y a eu une espèce de pétition initiée par M. DIKONGO Daniel qui se revendique être le seul vrai enfant d’Ekembélé, une zone où il n’a ni appuis, ni d’assises réelles. Pour preuve, il aurait même sollicité l’adhésion des populations des villages environnants Ekembélé pour qu’ils signent cette pétition mais finalement, il aurait reçu une fin de non-recevoir de ces mêmes populations qui se sont rendus compte qu’il ne s’agissait ni plus ni moins que d’attaques politiques et de nuisances gratuites.

  1. Daniel DIKONGO, pour ne pas le cité, initiateur de la fameuse pétition pense donc que pour se relancer politiquement dans le 2ème siège de l’Ogoulou, maintenant qu’il est à la retraite, peut y parvenir en utilisant comme moyens, le dénigrement et la délation pour me salir. Preuve qu’il est en manque de popularité et d’inspiration. C’est bien dommage que des gens qui n’apportent rien, alors là, vraiment rien aux populations de notre zone puissent vouloir empêcher ceux qui ont la volonté d’aider leurs parents, de le faire.  C’est vraiment triste et regrettable.

 

Personne n’est parfait, mais, je vous le dis et vous pourriez aisément le vérifier, l’exploitation de la SMO est parfaitement légale et la présence de cet  opérateur économique apporte un grand  plus au développement des villages situés dans cette zone.

A M. DIKONGO Daniel et ses complices politiciens tapies dans l’ombre, je conseil de chercher des meilleures voies, autre que celles de la délation et du dénigrement pour survivre et se faire connaitre. Qu’ils comprennent une fois pour toute que de nos jours, la politique spectacle et la délation ne payent plus. A eux de poser des actes comme moi s’il veut se faire remarquer par les populations, au lieu de venir salir la modeste personne que je suis.

GI : A vous entendre vous confirmer bel et bien que vous êtes impliqué avec la SMO dans l’exploitation de l’or dans la zone mais pas dans la forêt sacrée d’Ekembélé ?

ASB : Je suis effectivement partenaire de cette société qui n’est pas une société chinoise mais une société de droits gabonais qui utilise l’expertise chinoise et emploi plusieurs gabonais issus des villages Ekembélé et environnants. Il est vrai que la main d’œuvre locale n’est pas totalement qualifiée, d’où l’appui de l’expertise chinoise mais il faut savoir que sur près 23 personnes qui travaillent à la SMO, une quinzaine est constituée de la main d’œuvre locale gabonaise.

GI : Honorable, comment se porte votre siège aujourd’hui à quelques mois de l’organisation des nouvelles élections législatives ?

ASB : Le siège se porte bien en dépit de l’adversité que tous nous connaissons. Voyez-vous, c’est bien nous, hommes politiques ou assimilés qui incitons parfois les populations à dire et faire des choses par suivisme. Je pense que ce qui compte pour un parlementaire, c’est beaucoup plus sa relation avec les populations et le bilan sur le point des petites réalisations  à caractère social. En ce qui me concerne, je pense que c’est un bilan modestement satisfaisant. En effet, beaucoup de chose ont été réalisées et je pense que les populations se reconnaissent en moi à travers ce bilan.

Certes, elles demandent un peu plus, mais comme vous le savez, le Député du PDG que je suis ne peut donner que le meilleur de lui-même et à la mesure des modestes  moyens qu’il dispose en essayant d’appliquer le triptyque « Paix, Développement, Partage » édicté par le Distingué Camarade Président de mon Parti, Son Excellence Ali BONGO ONDIMBA.

En terme de bilan d’activité, le 2ème siège de l’Ogoulou se porte très bien, mise à  part les turpitudes de certaines personnes qui errent et se cherchent politiquement, à l’instar de celui que j’ai cité plus haut.

GI : Pour clore de entretien, qu’elle a été le message délivré aux populations d’Ekembélé pour apaiser les esprits des uns et des autres ?

ASB : Je vous ai di que nous avons fait la tournée avec M. le Gouverneur. A ce sujet, nous-nous sommes rendus compte que les populations d’Ekembélé, Evova, Mossighé et Massika ne se reconnaissent pas dans une quelconque pétition.  La dizaine de personnes qui a signé la fameuse pétition, ne sont que les amis et complices de sieur Daniel DIKONGO qui n’est qu’un simple agitateur en manque de crédibilité. Ces co-signataires pour la plupart sont des gens à qui il avait rendu service lorsqu’il était encore proviseur et qui lui doivent une certaine reconnaissance.

De plus, cette pétition n’a pas été signée sur place à Ekembélé mais à Mouila et vous y trouverez difficilement les noms des vrais habitants d’Ekembélé. S’il y avait en réalité  une problématique telle que celle relevée par l’ONG MUYISSI Environnement, je crois que ces populations l’auraient évoqué en présence du Gouverneur. Ce ne fut malheureusement pas le cas parce que simplement il n’en est rien. De toutes les façons, le renseignement fait bien son travail au Gabon.

Comme nous le disons au quartier, c’est ni plus ni moins que du mauvais cœur dur (mcd). Ceux qui sont derrière ces attaques relayées maladroitement par l’ONG MUYISSI sont des compatriotes de mauvaises foie qui veulent exister en tentant de nuire à ma personne, parce qu’ils se rendent compte que je ne rentre pas dans des combines bizarres et que mon actions est plus tournée vers les populations et non le gain personnel. Ils veulent des per-diem  de la SMO au détriment des actions de développement à caractère social dans tous les villages. Voilà la vérité que l’ONG MUYISSI Environnement en bon professionnelle devrait savoir.

Propos recueillis par Fabrice MIKOMBA

GI/FM/NN/17