Affaire Bertrand Zibi : Ça passe ou casse le 22 février prochain

Après près de 5 ans en prison, Bertrand Zibi poursuivi pour détention illégale d’arme à feu, instigation aux violences et voie de fait, pourrait être fixé sur son sort le 22 février. Devant la Cour d’appel judiciaire de Libreville le 18 janvier, ses avocats ont plaidé la relaxe pure et simple. Le délibéré est donc attendu.

Doud De Mouss

Condamné à 6 ans de prison assortie d’une amende de 400 000 FCFA en juillet 2019 par le tribunal de première instance de Libreville, Bertrand Zibi a été présenté devant la Cour d’appel judiciaire de Libreville le 18 janvier 2021. A l’époque, ses avocats avaient fait appel et près de 2ans plus tard l’affaire a été mise en délibéré à la suite des plaidoiries. «Après près de 5 années de détention préventive, nous avons fini par plaider, à titre principal, la relaxe pure et simple de notre client parce que nous pensons que les faits qui lui sont reprochés ne sont pas constitués», a déclaré Me Charles-Henri Gey l’un des avocats de Bertrand Zibi.

Pendant plus de 5h d’audience sous haute surveillance, les avocats ont également opposé que «la durée de sa détention couvre sa peine». Bertrand Zibi est principalement accusé de détention illégale d’arme à feu, instigation aux violences et ses avocats disent avoir présenté devant la Cour des incohérences. «Nous avons démontré que l’arme qui a été retrouvée chez Bertrand Zibi ne correspond pas à celle qui a été présentée ce matin à la Cour», a fait savoir Me Charles-Henri Gey. Depuis le début, lui et les autres conseils de Bertrand Zibi contestent les conditions dans lesquelles l’arme a été retrouvée au domicile de Bertrand Zibi estimant que l’«arme a été déposée à cet endroit par quelqu’un et que M. Zibi n’a jamais été détenteur d’une arme à feu».

Concernant l’instigation aux violences, voies de fait, non-assistance à Kemebiel, un gabonais disant avoir subi des tortures en 2016, les conseils de Bertrand Zibi assurent que l’accusation est infondée. «Cela suppose que Bertrand Zibi ait donné des instructions, des recommandations, des ordres à ceux qui ont violenté Kemebiel», a déclaré Me Charles-Henri Gey selon qui, les auteurs tout au long de la procédure ont mis Bertrand Zibi hors de cause. «A partir de ce moment, il n’y a aucun lien entre les auteurs des violences et Bertrand Zibi, et par conséquent, Bertrand Zibi doit être là aussi relaxé de ce chef d’accusation», a déclaré l’avocat qui dit attendre le 22 février pour que la Cour rende le droit.