Accord Gabon – Egypte : Les opportunités pour le Gabon

Libreville, 16 août 2017 (GabonInitiatives)- L’accord signé entre le Gabon et l’Egypte offre des bénéfices mutuels aux deux pays pour accroître leurs échanges commerciaux. Il intègre des termes qui permettent d’insuffler une dynamique à leurs relations : les échanges réguliers sur les informations économiques les opportunités, la promotion et la protection mutuelle des investissements et la mise en place en place d’un mécanisme de suivi de la mise en œuvre de l’accord pour ne citer que ceux-là.

Pour le Gabon, qui s’est lancé dans une politique de diversification et d’industrialisation de son économie en vue de dynamiser ses exportations, les avantages à tirer sont considérables, notamment dans certains secteurs hors pétrole tels que le bois, la pêche et l’agro-alimentaire.

L’Egypte est un grand importateur de bois scié avec une demande annuelle de 1,09 milliards de dollars. Le Gabon, qui se place au 4ème rang des fournisseurs africains de produits issus de la transformation du bois en Egypte, pourrait potentiellement se hisser au 2ème  rang à travers cet accord. La transformation du bois au Gabon a connu une évolution positive depuis l’application en 2009 de la mesure d’interdiction de l’exportation de bois en grume. Les exportations de produits semi-finis ont connu une hausse de 11% et le chiffre d’affaires du secteur a augmenté de 5,2% de même que le nombre d’unités de transformation.

S’agissant de la pêche, les importations annuelles de crustacés en Egypte représentent 100 millions de dollars avec pour principal fournisseur en Afrique la Tunisie. Le Gabon, qui exporte ses crustacés vers Hong Kong, l’Irlande et le Congo, a l’opportunité d’ajouter l’Egypte parmi les importateurs de ses ressources halieutiques.

Concernant l’agro-alimentaire, la SUCAF (société gabonaise) qui produit 27 000 tonnes de sucre par an pourrait bénéficier, à travers l’accord, d’un investissement égyptien – l’Egypte figure parmi les plus grands producteurs africains – pour accroître ses capacités de production et répondre à la demande locale qui s’élève à 35 000 tonnes par an. Les 8000 tonnes supplémentaires qui permettent de combler ce déficit d’offre proviennent de l’étranger.

Le renforcement des échanges commerciaux entre les deux pays concerne également le ciment et les ressources minières.

Dans le cadre de ce nouvel accord, le développement des échanges commerciaux entre le Gabon et l’Egypte se basera sur des co-investissements, des investissements directs et des partenariats publics privés.

GI/17