Etude pilote sur la qualité de l’air à Libreville et Port-Gentil

Lancement à l’auditorium du Ministère de la Forêt, de l’Environnement et de la Protection des Ressources Naturelles du projet pilote sur le contrôle de la pollution de l’air à Libreville et à Port-Gentil. Conduite par le Centre Gabon Oregon en collaboration avec le Centre National Anti-pollution et le Laboratoire de Géomatique, de Recherche Appliquée et Conseil (LAGRAC) de l’Université Omar Bongo, cette étude sur la qualité de l’air au Gabon, consiste à prélever et à analyser les données relatives à la pollution atmosphère dans les villes cités plus haut ; autrement dit, il s’agit de mesurer à partir d’un moniteur Dylos DC 1700, la présence dans l’air des particules de diamètre inférieur à 2,5 micros mètre, encore appelé PM2.5.Dégats après terrassement à proximité de la base vie(DK)

 

Inscrit dans le cadre des actions qui concourent à la préservation de l’environnement, Francis BIVIGOU le Directeur Exécutif du Centre, a tenu, à travers ce projet sur la qualité de l’air dans les villes de Libreville et de Port-Gentil, à montrer leur engagement de faire du développement durable le fondement de leur action pour un meilleur développement économique et social ; il dira en substance que pour cette première expérience : « nous nous engageons à soutenir les initiatives du gouvernement Gabonais en faveur de la préservation de l’environnement et surtout de la protection des ressources naturelles. C’est donc tout un symbole pour nous de voir le lancement de cette étude se tenir au sein du Ministère de la Forêt, de l’Environnement et de la Protection des Ressources Naturelles ». Leur souhait, c’est de contribuer à l’enrichissement de la base des données nationale en matière de pollution de l’air, afin de permettre au gouvernement de disposer des informations fiables pour orienter efficacement sa prise de décision visant à réduire significativement les activités à l’origine de ce phénomène urbain.

 

Pour sa part, Nicole NGO (enseignant- chercheur à l’Université de l’Oregon), après avoir travaillé à Nairobi au Kenya, souligne l’importance de mener cette étude au Gabon car pour elle : « Libreville avec la forte croissance urbaine, les émissions liées au transport peuvent négativement affecter aussi bien la santé des personnes vivant en bordure de route que celles empruntant les transports en commun ou ayant leur propre véhicule. Tandis qu’à Port-Gentil, avec les activités industrielles pétrolières, les populations peuvent y être affectées également ».

 

Aussi, prenant la parole à son tour, le Secrétaire Général n°1, représentant le Ministre du Ministère de la Forêt, de l’Environnement et de la Protection des Ressources Naturelles, empêché, a, avant de lancer officiellement cette étude pilote sur le contrôle de l’air au Gabon à rappeler la nécessité d’œuvrer pour un mieux être des gabonais en matière de protection de l’environnement et partant de l’air puisqu’il existe depuis 1976, un centre anti-pollution, d’adopter des mesures appropriées pour éviter l’utilisation des additifs destructifs de l’atmosphère. Par cette étude, on s’aura si la pollution de l’air relève d’un problème de santé public en vue de permettre une mise à niveau de la réglementation de l’air au Gabon.

 

Avec l’appuie des étudiants qui seront formés durant cette semaine, des professionnels, des professeurs et chercheurs du Gabon, cette étude pilote se déroulera du 22 juin au 25 juillet 2015. Dans la province de l’Estuaire, deux itinéraires ont été identifiés, celui qui va du lycée d’Etat pour Akanda et celui allant de l’UOB- Nkembo en passant par Momboué. Protégeons notre environnement pour espérer vivre dans un environnement sain demain.

 

GI : VM/NN/FM/15

Fabrice Mikomba est journaliste expert Afrique et Afrique centrale depuis 1989. Après avoir travaillé pour RFI et de nombreux médias on et off line il est désormais spécialiste Gabon et Afrique Centrale pour Gabon Initiatives et Info Afrique et ce depuis 2012.